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Diplômés étrangers : la mobilisation s’amplifie

Alors que le gouvernement se refuse toujours à retirer la circulaire Guéant, la mobilisation s’amplifie. Mardi, des personnalités ont publiquement parrainé des diplômés étrangers qui ont raconté les situations terribles dans lesquelles ils se trouvent. Plus d’informations sur le site d’Université Universelle, avec l’appel signé par plus de 30 000 personnes.

2012, année de la démocratie

On aurait pu croire que la démocratie est un acquis. Une de ces notions qu’on ne peut remettre en question, tant elle a fait la preuve qu’elle est incontournable, et que chacun y aspire.

Et 2011 a montré, à certains égards, combien l’aspiration à la démocratie est forte dans le monde. Avec le printemps arabe, ou les mouvements d’indignés à travers le monde, les occupations pacifiques de places par des citoyens qui entendent bien qu’on les considère comme des citoyens, donc comme des acteurs de la vie politique, le besoin de démocratie s’est exprimé clairement et fortement tout au long de l’année. Et pour cause : à côté des peuples qui devaient conquérir leur liberté, il y a ceux qui subissent l’effritement démocratique. En Europe, le poids des marchés financiers ou des agences de notation a montré combien la souveraineté des peuples se heurte aux prescriptions des pouvoirs financiers. Des gouvernements tombent, non pas parce que leurs citoyens les défient, mais bien parce qu’ils ne conviennent plus aux puissances qui surplombent les Etats. Et combien de commentateurs mettent en doute la capacité des électeurs à prendre les « bonnes décisions », comme si celles-ci étaient une vérité universelle, assise sur des vérités intangibles. Venant de ceux qui n’ont rien prévu de la crise terrible que nous vivons, c’est particulièrement ironique, c’est un affront à l’intelligence collective. La démocratie n’est donc malheureusement pas un acquis, c’est une conquête qu’il faut sans cesse défendre.

En 2012, je suis convaincu que la victoire appartiendra à ceux qui sauront faire pleinement confiance à la démocratie, et la réhabiliter en tant que seul système politique viable. Lors de la campagne de la primaire citoyenne, Arnaud Montebourg a créé la surprise par son score. Pour moi qui l’ai accompagné avec plaisir et enthousiasme dans cette campagne, les raisons de ce succès sont d’un côté un projet politique qui tient tête aux pseudos-évidences qu’on nous assène à longueur de journée pour diminuer la possiblité d’un autre choix politique (la méthode TINA, « There Is No Alternative » chère à Mrs Thatcher), de l’autre une campagne au plus près des gens, avec les stand-ups qui ont rassemblé parfois des centaines de personnes. A la fin de ces meetings improvisés, les gens nous disaient combien ils étaient heureux d’avoir pu parler politique, simplement et directement, avec quelqu’un qui les écoutait et les respectait, loin des plans com’ et des organisations millimétrées qui empêchent toute spontanéité.

Dans l’enseignement supérieur et la recherche aussi, la démocratie a régressé depuis quelques années, avec un pouvoir central qui contrôle de plus en plus les universités et les laboratoires, en organisant la restriction budgétaire pour mieux les tenir, et en concentrant les pouvoirs entre les mains de quelques-uns notamment par les financements du grand emprunt qui contournent les universités et laboratoires et les mettent ainsi en péril dans leur forme démocratique. Là aussi, il faut défendre inlassablement l‘importance de la démocratie, et du respect de chaque membre de la communauté scientifique, qui apporte sa pierre à l’édifice collectif. Là aussi, il faut combattre les dérives d’un pouvoir prêt à faire la politique de l’extrême-droite, dont une terrible expression est la circulaire Guéant. Si vous ne l’avez pas encore fait, merci de signer l’appel que j’ai lancé avec Jean-Pierre Mignard et Fabienne Servan-Schreiber, qui a déjà été signé par plus de 25 000 personnes.

2012 doit donc être l’année du renouveau de la démocratie, et du changement politique autour de François Hollande, que nous allons accompagner vers une victoire nécessaire.

Bonne année 2012 à tous, je forme l’espoir qu’en cette année la démocratie ressorte plus forte, et qu’elle donne à la France un nouveau Président qui la respectera, enfin.


2012 ! le changement est à vous par PartiSocialiste

Communiqué de presse : L’abrogation de la « circulaire Guéant » visant les diplômés étrangers est urgente

L’abrogation de la «circulaire Guéant» visant les diplômés étrangers est urgente

Un appel intitulé "L’université est universelle, notre matière grise est de toutes les couleurs!" a été lancé il y a quelques jours pour réclamer l´abrogation de la circulaire Guéant du 31 mai 2011. Il a déjà réuni plus de 10 000 signatures.

M. Sarkozy et le gouvernement ne peuvent plus continuer à faire l'autruche et à évoquer un règlement "au cas par cas" des difficultés massives auxquelles sont confrontés les diplômés étrangers actuellement.

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Plan Campus : la grande désillusion

Plan Campus : la grande désillusion

Communiqué PS de Bertrand Monthubert, Secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche

Plan Campus : la grande désillusion

Le rapport adopté par la Mission parlementaire d’évaluation et de contrôle (Mec) sur le plan Campus et le grand Emprunt confirme le décalage entre les promesses et annonces mirobolantes du gouvernement et la réalité de son bilan. Des 19 milliards promis dans le cadre du Grand emprunt, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche n’ont touché, en définitive, qu’1,5 milliard d’euros. De même la somme versée dans le cadre du plan Campus de rénovation immobilière, lancé il y a maintenant quatre ans, est proprement dérisoire. 56,9 millions, c’est peu lorsque l’on prétend sortir les Universités de leur état de vétusté et de délabrement dans lequel elles sont trop souvent !

 

En réalité, l’autonomie que la droite vante comme la grande réforme de ce quinquennat n’est que de la poudre aux yeux et de nombreuses Universités n’ont pas les moyens de mettre en œuvre les projets dont elles sont désormais chargées. Nicolas Sarkozy avait promis de faire de l’enseignement supérieur et de la recherche une priorité : il n’a en définitive que déstabilisé  et rendu illisible le système en multipliant les structures. Il avait promis l’autonomie et n’a offert que le dirigisme. Quant aux crédits qui devaient accompagner cette politique, ils se sont évanouis… Sans doute le candidat Nicolas Sarkozy les promettra-t-il à nouveau, dans le cadre de sa campagne pour sa réélection.

Plan Campus : la grande désillusion

Le rapport adopté par la Mission parlementaire d’évaluation et de contrôle (Mec) sur le plan Campus et le grand Emprunt confirme le décalage entre les promesses et annonces mirobolantes du gouvernement et la réalité de son bilan. Des 19 milliards promis dans le cadre du Grand emprunt, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche n’ont touché, en définitive, qu’1,5 milliard d’euros. De même la somme versée dans le cadre du plan Campus de rénovation immobilière, lancé il y a maintenant quatre ans, est proprement dérisoire.

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Vers la sélection à l’université

Une fois de plus, on découvre les plans de l’UMP à travers des rapports « amis ». La Fondapol, think-tank de l’UMP, vient ainsi de sortir aujourd’hui un document de propositions dans lequel on trouve la vieille idée de la droite d’introduire la sélection dans les universités : «  Avec l’autonomie des universités, une sélection transparente peut s’organiser. La loi dite LRU (loi relative aux libertés etresponsabilités des universités) du 10 août 2007 organisel’autonomie budgétaire des universités ainsi que l’élargissementdes pouvoirs de décision des présidents d’université. Elle renforce l’autonomie de gestion de tous les établissementsd’enseignement supérieur, et non plus seulement de quelques-uns. Le droit à la sélection peut donc être organisé. »

Au moins les choses sont claires. La loi LRU a notamment eu pour effet de permettre l’organisation de la sélection. Et c’est ce qui nous attend si Sarkozy gagne à nouveau en 2012.

Pourtant ce n’est pas ainsi qu’on s’attaquera au premier problème de la France, la récession étudiante. Mais cela la droite n’en parle pas, car elle l’a organisée.

 

Tribune Libé : Universités, une régression programmée

Semaine après semaine, mois après mois, la droite s’enorgueillit de son bilan en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Dernier épisode, le discours empreint d’autosatisfaction du président de la République, le 8 novembre, à Strasbourg. «Autonomie» et «excellence» sont devenus les maîtres mots de réformes qui doivent assurer un avenir à la France en la propulsant au premier rang des nations qui investissent dans le savoir.

Méthode Coué, aveuglement ou pur cynisme? Dès qu’on se penche sur ce qui se passe concrètement, localement, la réalité -bien moins rose- apparaît.

 

La récession étudiante, encore et toujours

Cela va devenir un (triste) marronnier sur ce blog : la récession étudiante continue. Malgré la crise et le chômage dont l’actualité nous montre à quel point il touche les Français, malgré le fait que les études restent la meilleure protection contre le chômage, les études sont de plus en plus délaissées. La dernière note statistique du ministère, publiée très tardivement cette année, montre en effet que le taux de poursuite dans les études supérieures des bacheliers baisse encore cette année. Et c’est un phénomène dont le service statistique du ministère estime qu’il va se prolonger jusqu’en 2015, pour se stabiliser ensuite.

 

Source: MESR - DGESIP - DGRI - SIES - NI 11.16

Difficile de ne pas se répéter, quand les situations se répètent, quand la politique qui conduit à cette catastrophe se répète. Les étudiants sont soumis à la pauvreté, avec des bourses insuffisantes qui ne sont même pas payées à temps (des mois de retard cette année !). L’échec dans les études supérieurs reste à un très haut niveau, et s’aggrave. Au détour d’un rapport budgétaire (page 55), on découvre que la part des étudiants qui réussissent une licence en 3 ans n’est que de 36,4%… en baisse continue depuis 2006. Ou que le taux de passage de L1 à L2 n’est que de 44,3%… en baisse lui aussi depuis 2006. Rien de très surprenant, quand on sait que les étudiants doivent trop souvent travailler pour gagner leur vie plutôt que d’étudier, et que l’encadrement dans les filières universitaires est insuffisant, complètement bloqué en raison de l’obstination gouvernementale à refuser d’investir dans l’avenir.

Donc, une fois de plus, l’histoire se répète. Et notre pays ne se contente pas de subir la récession économique, il installe durablement les conditions d’un développement insuffisant. En 2012, les Français ne doivent plus permettre à l’échec de se répéter.

 



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