Articles de la catégorie Actualité

Légitime défense des policiers : faut-il tordre le droit ?

Comme aux élections présidentielles de 2012, certains policiers revendiquent le droit d’utiliser leur arme sans avoir de comptes à rendre à la justice. Ce marronnier politico-policier frôle la démagogie, et pourtant, Bernard Cazeneuve a annoncé que les règles d’ouverture de … Continuer la lecture

fetichh

capture-decran-2016-11-25-a-22-56-14

La très belle exposition fetichh*, qui se tiendra du 1er au 31 décembre dans la Sparts Gallery à Paris, associe le travail de deux artistes très complémentaires dans leur façon d’appréhender la sensualité : Claude Alexandre, photographe, et Michel Haillard, créateur de mobilier d’exception.  

capture-decran-2016-11-25-a-23-02-58

Claude Alexandre

C’est l’occasion de rappeler l’œuvre de Claude Alexandre, photographe emblématique de l’érotisme des années 1970 marquées par la libération sexuelle. Pour Claude Alexandre « la photo est un moyen de connaissance et de transmission ». Toute sa vie, elle publia dans de nombreux médias : Camera International, Photo Magazine, Zoom, Photo-Reporter, Vogue Hommes, le Gai Pied, l’Echo des Savanes, Penthouse, Art Press, Le Recherche Photographique, Libération, le Monde, l’Officiel, Votre Beauté, Vis à Vis International, Demoma, Les Saisons de la danse, etc.

Au-delà de son approche très spécifique de l’érotisme, sa passion photographique se fixa sur la culture andalouse, la tauromachie et Séville où elle habita jusqu’à sa mort. Et puis sa lecture du corps dans tous ses extrêmes : l’homme, la femme, les homosexualités, le fétichisme, le sadomasochisme, le transvestisme… Dans tout son travail on peut percevoir une forte spiritualité qui connote l’investissement passionnel.

capture-decran-2016-11-25-a-23-02-40

Rappel des récentes expositions de l’œuvre de Claude Alexandre

2014 : 18 novembre au 6 décembre 2014, Galerie Hubert Konrad, Paris, France

2010 : « 0 Dieu, entaure-moi ! Claude Alexandre, l’expérience d’une métamorphose », photographies d’Elizabeth Prouvost, texte de Claude Louis-Combet, galerie Agathe Gaillard, Paris, France

2009 : « Corps Sacré », galerie Agathe Gaillard, Paris, France

2006 : « Sevilla-Toros-Cuerpo », R.T.V.A, Séville, Huelva, Grenade, Almeria, Espagne

2005 : « Tout près du corps », Institut français de Séville, Espagne

2005 : « Renacimiento », Espacio Meteora, Séville, Espagne

2004 : « Chats », Institut français de Tubingen, Allemagne

« Collages Toros-Sevilla », Hôtel Vincci la Rabina, Séville, Espagne

2003 : « Phantom of Lust », Neue Galerie, Graz, Autriche

2001 : « Oro, dolor y oracion : collages », Espacio Meteora, Séville, Espagne

2001 : « Une passion sévillane », I ‘Oeuf Sauvage, Marseille, France

2000 : « Sevilla-Semana Santa », Torre del oro y arenal, Séville, Espagne

2000 : « Cuerpo », Espacio Meteora, Séville, Espagne

 

capture-decran-2016-11-25-a-23-02-21

 

*Exposition fetichh, du 1er au 31 décembre 2016, Sparts Gallery, 41 rue de Seine 75006 Paris (www.spartsgallery.com) Claude Alexandre, photographe, et Michel Haillard, mobilier d’exception.

 

Le moment de vérité (1/2)

Tout est prêt pour le dernier acte : sommes-nous sur le point d’atteindre les limites physiques à la croissance ? L’élection de Donald Trump pourrait accélérer le rendu du verdict. Une semaine après la victoire de Donald Trump, les investisseurs du monde … Continuer la lecture

Le sexe des aventuriers

capture-decran-2016-11-07-a-12-14-50

En grand défenseur des droits sexuels qu’il a toujours été, Emmanuel Pierrat plante aujourd’hui sa plume acérée dans l’océan intime des héros d’aventure.  Il vient de publier La Vie sexuelle des aventuriers aux éditions du Trésor*. « A vie d’exception, sexe exceptionnel », se plaît-il à commenter. Son érudition et son goût de la chose cachée nous révèlent des secrets très bien gardés. À l’exception de Robinson Crusoé dont Humphrey Richardson nous avait révélé la vie intime**, Pierrat nous trace un chemin délicieux entre intimité, séduction, possession, perversion…  dans la vie intime des personnages les plus inattendus de notre imaginaire déjà bien pourvu. De James Bond à Barberousse, d’Ulysse à Corto Maltese, les cachotteries intimistes vont bon train : «  D’un bond elle fut tout prés de Red Sister ( George Crusoé, la sœur méconnue de Robinson) et au moyen d’une canne à pommeau d’argent dont elle ne se séparait jamais (ornée, lit-on, « de bêtes imaginaires tenant de la blatte et du bourdon réunis »), elle entrouvrit davantage la chemise pour découvrir le second sein, lequel, saisi d’anxiété, était d’une incroyable fermeté – une nectarine taillée dans le silex (…) Elle avait faim ; elle avait soif ; elle voulait survivre. Donc elle ne bougea pas quand Fräulein glissa sa canne dans l’entrejambe, comme pour vérifier qu’un sexe d’homme ne s’y dissimulait pas malgré tout. »

La vie sexuelle des aventuriers

Pierrat a un beau sens de la formule,  lorsqu’il évoque la « libido des naufrages » ; surgissent  à nos yeux des scènes monstrueuses, des ébats nautiques, des pulsions carnivores… Il nous révèle la face cachée de l’histoire aventurière, le voyage d’Ulysse que ni Joyce ni Homère n’avaient osé nous confier avec tant de détails. Pourquoi le discours officiel nous cache-t-il ces secrets intimes qui permettraient de mieux comprendre les personnages aseptisés de nos livres d’histoire ?  Qui donc nous parle du châtiment de Barberousse, grand amiral de la flotte ottomane, après l’échec cuisant de sa tentative d’enlèvement de la belle Giulia Gonzagua ? Qui nous conte les exploits intimes et les cachoteries égrillardes de James Bond ? L’histoire vraie d’Ulysse avec les sirènes ? L’ultime « travail » d’Héraclès ? Et les penchants intimes de Corto Maltese ?

Mêlant récit historique, biographique à la pure fiction, Emmanuel Pierrat ouvre l’éventail de nos fantasmes aventuriers.

 

capture-decran-2016-11-07-a-12-16-10

* Pierrat E., La Vie sexuelle des aventuriers, Édition du Trésor, 2016. ** Richardson H., La Vie sexuelle de Robinson Crusoé, Cercle du livre précieux, 1963.

L’Obscénité des fleurs

capture-decran-2016-11-07-a-11-18-19

La plus célèbre des plantes carnivores, la Dionée « attrape mouches », est étonnante de ressemblance avec la fleur vaginale. Il n’en fallait pas moins pour que des pensées malicieuses y voient ce vagin denté que craignent terriblement les hommes. Dans La Curée, Zola joue d’une telle métaphore lorsque Renée, mâchant une plante carnivore – la Dionée évidemment – prend conscience de l’objet de son désir. Zola souligne « son parfum d’amour monstrueux, sa douceur vicieuse de fleur blonde ».

La femme et la fleur ont tant de chemins communs – Fourest les a chantés dans la Négresse blonde, Corbin les a dépeints dans le Miasme et la jonquille et Jean-Pierre Cotte dans l’Amour au jardin – qu’il faut sans cesse les parcourir pour mieux les comprendre.

Marie-Florence Ehret

Marie-Florence Ehret, auteure bien connue d’une importante oeuvre romanesque, de poésie et de littérature jeunesse, lira l’Obscénité des fleurs* lundi 14 novembre à 19h 30 au Connétable, 43 rue des Archives à Paris.

Sa plume nous parle : « Quand je fais l’amour avec toi, j’ai l’impression de baiser une fleur », disait-il. Il n’était pas beau, mais il savait parler du sexe, le faire, comme disent les Américains. Il savait aussi se taire au bon moment. Et me faire crier, gémir, soupirer, rire. Aucun, avant lui, n’avait su me donner une jouissance si riante. Sauf B. peut-être, ou C. ?

Elle évoque le printemps :  « Lorsque les premières petites fleurs sauvages pointent leurs tétons sous l’humus déposé par l’hiver et que tous les espoirs sont permis ».

Et poursuit son thème romanesque : « Un jour, je suis partie, loin, sur un autre continent. Il est retourné draguer ses sirènes urbaines et souterraines, au fond de ses aquariums de faïence blanche.Nous nous sommes retrouvés le temps d’une étreinte et puis il a disparu, me laissant le sexe en feu. Je n’ai pas reconnu l’ennemi, le chlamydia. Je l’avais déjà rencontré pourtant, en même temps qu’une salpingite. Je me souviens, quand le médecin – c’était une femme, froide, professionnelle – m’a annoncé que j’avais une infection, j’ai pleuré, j’étais si jeune encore. Au début, elle voulait même me faire hospitaliser. Quelle histoire ! Huit jours sans quitter mon lit. L’infirmière passait chaque matin pour me faire une piqûre. Je dessinais la fenêtre, le bouquet de fleurs posé sur le bureau. Mon lit est devenu un navire sur lequel je fis en solitaire le plus exotique de tous les voyages. J’avais quitté mon mari. Je voulais changer de vie, reprendre ma liberté, je pris des antibiotiques. La thérapie était brutale, mais efficace. Pour la salpingite. Les chlamydiae, eux, résistaient, insensible-ment. J’écrivais des poèmes que j’intitulais : Sérologie des Chlamydiae, je faisais des analyses du même nom, mon sexe était éteint mais le résultat des analyses était positif. Je reprenais des antibiotiques. Un jour, enfin, on ne détecta plus cette microscopique engeance. Je me crus libre. Je le fus. Presque.
Chlamydia, gardénia … C’est joli, non ? On dirait un nom de fleur. Vous aimez les fleurs ? »

 

piece-jointe

  • De Marie-Florence Ehret, L’Obscénité des fleurs, avec des monotypes de Marie Alloy, Alain Lucien Benoit ed., 2003. Et vient de paraître (octobre 2016) : Joséphine Baker, des trottoirs de Saint Louis aux marches du Panthéon, Editions de la Différence, 2016.

Une chatte par jour !

chatte-2

C’est à croire que le sexe faible n’est pas celui qu’on croit. Pendant des siècles l’interdit fut celui de la représentation du pénis en érection, combien de statues de marbre arborent un pénis bien-pensant libre de toute excitation mais jamais de membre dressé, fier de sa virilité.

Sexe féminin

Il en allait de même pour le corps sublimé des madones dont on ne voyait rien. La Vénus d’Urbino de Titien soutient la convoitise des regards qui la parcourent car « aucun sexe » n’est visible. Le grand médecin François-Xavier Bichat ne faisait-il ce commentaire en parlant du corps de la femme : « La femme, debout, on ne voit rien ! »

La réalité du sexe de la femme est dans son intérieur, dans les replis subtils de la fleur vulvaire dont on ne dit jamais la réalité anatomique, dont on ne montre à quiconque les détails sinon dans l’intimité, au point où l’on ne trouve aucune représentation iconique de sa subtilité. Très récemment (2012) Jamie McCartney a réalisé son Great Wall of Vagina par accumulation du moulage des vulves de 400 volontaires, révélant ainsi la multiplicité des formes et de l’élégance vulvaire. On peut encore mentionner le collectif Vagina Guérilla qui se bat pour la représentation des vulves.

chatte-1

Pussinktober

Tout le mois d’octobre, sur le net, est consacré pour de nombreux dessinateurs anglo-saxons à la réalisation d’un dessin à l’encre (ink) par jour, c’est le Inktober. Désirant manifester sa révolte contre l’ostracisme qui touche la représentation du sexe féminin (pussy), Laetitia Coryn* s’est assignée la tâche, tout au long de ce mois d’octobre, de dessiner une « chatte » par jour, mois qu’elle a ainsi appelé le Pussinktober ! Je vous en propose une courte sélection. Rien ne vous empêche de liker ses chattes sur le mur de son site Facebook En cliquant sur ce lien : https://www.facebook.com/profile.php?id=100010677726041&fref=nf

 

capture-decran-2016-11-07-a-10-50-36

*Laetitia Coryn est auteure de B.D. Parmi ces albums publiés : Le Monde merveilleux des Vieux (Drugstore 2009), Fenêtre sur cour d’école (Dargaud, 2014) et avec Philippe Brenot Sex Story, première histoire de la sexualité en bande dessinée (Les Arènes B.D., 2016)

 

Police : la mutinerie

Quelques centaines de policiers s’attroupent, la nuit, depuis une semaine, pour manifester leur hostilité au gouvernement. L’attaque aux cocktails Molotov de Viry-Châtillon et les propos malheureux de Bernard Cazeneuve sur ces « sauvageons » qui s’en prennent aux forces de l’ordre ont … Continuer la lecture

Prescription pénale : la patate cachée derrière l’infraction cachée

Le temps qui passe doit-il estomper un crime ou un délit au point que son auteur ne sera jamais poursuivi ? À cette question, le système juridique français répond oui. C’est le droit à l’oubli. La prescription extinctive de l’action publique. … Continuer la lecture

Info trafic… d’influence

Ces temps-ci, plusieurs affaires judiciaires visant le trafic d’influence ont fait la une des journaux, notamment celles qui touchent les hautes sphères de la hiérarchie policière. La dernière en date concerne Bernard Squarcini, l’ancien patron du Renseignement intérieur. On peut … Continuer la lecture

15 ans, l’âge pénal de raison

Plusieurs adolescents d’une quinzaine d’années ont été arrêtés ces derniers jours pour s’être laissés embobiner par des partisans du djihad armé, au point, pour certains, paraît-il, d’être à deux doigts de « passer à l’acte ». Les enquêtes antiterroristes étant secrètes, nous … Continuer la lecture


Mentions légales

Flux RSS. Blog propulsé par Wordpress et Modern Clix, thème par Rodrigo Galindez.