Articles de la catégorie érotisme

fetichh

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La très belle exposition fetichh*, qui se tiendra du 1er au 31 décembre dans la Sparts Gallery à Paris, associe le travail de deux artistes très complémentaires dans leur façon d’appréhender la sensualité : Claude Alexandre, photographe, et Michel Haillard, créateur de mobilier d’exception.  

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Claude Alexandre

C’est l’occasion de rappeler l’œuvre de Claude Alexandre, photographe emblématique de l’érotisme des années 1970 marquées par la libération sexuelle. Pour Claude Alexandre « la photo est un moyen de connaissance et de transmission ». Toute sa vie, elle publia dans de nombreux médias : Camera International, Photo Magazine, Zoom, Photo-Reporter, Vogue Hommes, le Gai Pied, l’Echo des Savanes, Penthouse, Art Press, Le Recherche Photographique, Libération, le Monde, l’Officiel, Votre Beauté, Vis à Vis International, Demoma, Les Saisons de la danse, etc.

Au-delà de son approche très spécifique de l’érotisme, sa passion photographique se fixa sur la culture andalouse, la tauromachie et Séville où elle habita jusqu’à sa mort. Et puis sa lecture du corps dans tous ses extrêmes : l’homme, la femme, les homosexualités, le fétichisme, le sadomasochisme, le transvestisme… Dans tout son travail on peut percevoir une forte spiritualité qui connote l’investissement passionnel.

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Rappel des récentes expositions de l’œuvre de Claude Alexandre

2014 : 18 novembre au 6 décembre 2014, Galerie Hubert Konrad, Paris, France

2010 : « 0 Dieu, entaure-moi ! Claude Alexandre, l’expérience d’une métamorphose », photographies d’Elizabeth Prouvost, texte de Claude Louis-Combet, galerie Agathe Gaillard, Paris, France

2009 : « Corps Sacré », galerie Agathe Gaillard, Paris, France

2006 : « Sevilla-Toros-Cuerpo », R.T.V.A, Séville, Huelva, Grenade, Almeria, Espagne

2005 : « Tout près du corps », Institut français de Séville, Espagne

2005 : « Renacimiento », Espacio Meteora, Séville, Espagne

2004 : « Chats », Institut français de Tubingen, Allemagne

« Collages Toros-Sevilla », Hôtel Vincci la Rabina, Séville, Espagne

2003 : « Phantom of Lust », Neue Galerie, Graz, Autriche

2001 : « Oro, dolor y oracion : collages », Espacio Meteora, Séville, Espagne

2001 : « Une passion sévillane », I ‘Oeuf Sauvage, Marseille, France

2000 : « Sevilla-Semana Santa », Torre del oro y arenal, Séville, Espagne

2000 : « Cuerpo », Espacio Meteora, Séville, Espagne

 

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*Exposition fetichh, du 1er au 31 décembre 2016, Sparts Gallery, 41 rue de Seine 75006 Paris (www.spartsgallery.com) Claude Alexandre, photographe, et Michel Haillard, mobilier d’exception.

 

L’art du Kinbaku

Nobuyoshi Araki

Le Kinbaku prend sa source dans l’art martial du ligotage, technique de guerre du Japon ancestral. Les prisonniers étaient ainsi ligotés de telle sorte qu’ils ne pouvaient fuir. Le Kinbaku en est une même utilisation au profit de l’érotisme. Aujourd’hui et en Occident, certains appelleraient cela « bondage » faisant fi du contexte culturel et de la « dimension spirituelle » de l’appropriement des corps.

Nobuyoshi Araki

Depuis près de 50 ans, le grand photographe japonais Nobuyoshi Araki a fixé sur sa pellicule des milliers de femmes ligotées selon les règles du Kinbaku et dans sa façon très particulière de peindre le réel. La rétrospective que lui consacre le musée Guimet à Paris (13 avril – 5 septembre 2016) découvre un journal intime associant les Fleurs de vie, scénographie érotique et intimiste de corolles et pistils, à l’hommage rendu d’Araki à Yoko, son épouse et muse qu’il immortalisa jusque dans la mort, et à l’impressionnante série du Kinbaku. Le regard tranquille d’Araki sur ces corps de femme immobiles et nus, suspendus, nous introduit à l’esthétique presque spirituelle du photographe. La sérénité des visages nous détourne de l’érotisme immédiat. Nulle excitation qui vienne déranger l’intériorisation que propose l’artiste.

Les mises en scène de Nobuyoshi Araki sont autant de points de vue fixés jour après jour par l’inlassable photographe qui nous propose d’entrer avec bonheur dans son monde intérieur.

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Araki – du 13 avril au 5 septembre 2016 – Musée Guimet – Paris.

 



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