La démocratisation de l’enseignement supérieur mérite un vrai débat. Celui lancé par Valérie Pécresse masque les vrais enjeux. Ce matin sur RTL, elle s’est vantée d’avoir fait passer le taux de boursiers à 30% dans les classes préparatoires. Mais cela s’est fait en augmentant le nombre de boursiers, surtout les boursiers à taux 0 qui sont exonérés de droits d’inscription… qui n’existent pas en classes préparatoires ! Le taux de boursiers est un mauvais thermomètre de la démocratisation.
Par ailleurs, Valérie Pécresse ne sais manifestement pas de quoi elle parle. Elle a ainsi dit qu’elle veut travailler sur la gratuité des concours, citant en premier chef Polytechnique et Normale Sup. On peut lui prédire beaucoup de succès, car ces deux concours sont gratuits pour les boursiers.
Pour le PS, la démocratisation est un enjeu fort. Nous publierons très vite une tribune sur cette question.

#1 par Un EC à janvier 18, 2010
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J’ai le sentiment qu’une des raisons, attristantes, de l’échec en licence, est le manque d’investissement des enseignants-chercheurs, à ce niveau. Le renouvellement de quadriennal est l’occasion de voir la débauche d’énergie pour caser son petit hobby dans les futurs masters. Il se trouve que l’évaluation des individus, des équipes de recherche, des labos est telle qu’il vaut mieux, à énergie constante, la mettre dans les master. Les actes étant orientés pour plaire à la grille AERES (et étant dans un comité de visite prochainement, j’ai les deux côtés du décor dans la même année), les temps « non rentables » sont délaissés. Je n’ai pas de solution simple, je ne suis pas contre l’évaluation, je ne crois pas que les 1er cycles allaient bien avant l’évaluationite aigüe, mais je ne crois pas qu’on donne encore les ingrédients pour que des EC, en particuliers expérimentés, s’investissent dans les licences. Leurs collègues qui s’occuperont des master auront plus de stagiaires avancés, des tas de copies plus petits, des cours plus proches de leurs hobbies personnels…