Mon parcours

J’avais 10 ans quand François Mitterrand a été élu. Depuis cette époque, je n’ai cessé de me passionner pour la politique. Je garde le souvenir des larmes de joie dans ma famille, quand le visage de Mitterrand est apparu sur l’écran.

Mais je n’ai pas voulu faire de la politique mon métier. Fasciné par certains intellectuels, j’ai trouvé en Laurent Schwartz un père spirituel, et décidé de devenir mathématicien. Sans prétendre avoir le talent extraordinaire de Schwartz, j’ai toujours voulu être un « mathématicien aux prises avec le siècle« .

Maître de conférences à l’université Paul Sabatier, puis professeur, je me suis impliqué politiquement en parallèle de ma carrière universitaire. Membre du PS depuis 1993 (j’y suis rentré au moment du désastre en considérant que rien ne servait de critiquer à l’extérieur, il fallait agir à l’intérieur), j’ai travaillé sur les questions d’enseignement supérieur et de recherche depuis cette époque. En 2003, Alain Trautmann m’a contacté afin de créer le site internet de ce qui allait devenir Sauvons la Recherche. Ce fut le début d’une expérience militante intense et passionnante, et je me suis éloigné du parti parce qu’il me semblait indispensable de maintenir une distance raisonnable afin d’éviter tout conflit d’intérêt. Devenu président de SLR en 2006, je me suis attelé à inscrire ce mouvement dans la durée.

En décembre 2008, j’ai eu la possibilité de rentrer à la direction du PS. Le choix était douloureux, car je devais quitter SLR. Mais la relève était assurée grâce au grand talent d’Isabelle This-Saint-Jean, et j’ai considéré qu’il fallait contribuer à redresser le PS, et bâtir un projet politique ambitieux pour l’enseignement supérieur et la recherche. Une nouvelle aventure…